lundi 11 septembre 2017

A L'INDEX N°34 - Empreinte consacrée à Patricia Castex Menier)


Ce numéro 34 est paru à l'automne 2017.


21X15 - 123 pages intérieures -
rehaussé de fusains, gravures et monotypes
des artistes
Marie Alloy, Jacques Bibonne et Maria Desmée
 (tirage100 exemplaires)







TABLE DES MATIÈRES



Ci-gît le jour précédé de Cargo suivi de Chroniques incertaines et de Instantanés – poèmes et textes inédits de Patricia Castex Menier

Les mots du silence – entretien avec Patricia Castex-Menier – par Jean-Claude Tardif

Sur les lignes de crêtes avec l'auteure

Rimbaud design, ou l’expérience de l’altérité par Jean-Marie Barnaud.
Portrait de femme par Jeanine Baude
Genèse, archanges et cetera par Jean Claude Bologne
À Patricia Castex Menier, par Danièle Corre
Le Chemin d'éveil de Patricia Castex Menier par Pierre Dhainaut suivi de Ma Chère Patricia…
Dans l’imminence du court-circuit par Alain Freixe
« Crois en mes yeux plutôt qu'en ceux du temps » par Werner Lambersy
La poésie de Patricia Castex Menier … par Jean Le Boël
Petite lettre à Patricia par Jeanine Salesse
Voici plusieurs décennies par Jean-Pierre Siméon
Étretat, peut-être – séquence- par Jean-Claude Tardif
Mais la beauté, qu'en faire ? par Claude Vercey

Ce numéro est rehaussé de
Gravures de Marie Alloy,
de Monotypes de Maria Desmée
et dessins de Jacques Bibonne



Vous qui avez l'amabilité de vous rendre sur ce site, prenez le temps de lire ces lignes pour mieux nous connaître et comprendre pourquoi votre soutient nous est premier - Merci à vous !
A L'index est avant toutes choses une revue dont le premier numéro est paru en 1999.  Dans un premier temps, "prolongement papier"  des Rencontres du "Livre à Dire (1997/2012), elle poursuit, aujourd'hui encore son chemin, se voulant avant tout un espace d'écrits. Au fil des numéros, elle a vu son format, sa couverture, se modifier. Pour se présenter aujourd'hui et depuis sa 20iéme livraison sous un format plus réduit (A5) et une couverture "fixe" avec comme identité visuelle la vignette créée pour la revue par l'ami Yves Barbier.

Les vingt premiers numéros ont été imprimés par l'Imprimerie Spéciale du Soleil Natal dirigée par le poète-éditeur Michel Héroult. La mort subite et prématurée de ce dernier, en septembre 2012 a laissé la revue orpheline et désemparée. Le tirage du numéro 20 n'ayant été livré que pour moitié, il était impératif de trouver un nouvel imprimeur. La question se posa néanmoins de la cessation de parution.
Primitivement tournée presque exclusivement vers la poésie contemporaine, la revue s'est, au fil des livraisons, ouverte à la prose (nouvelles, textes courts, textes analytiques) Aujourd'hui un équilibre entre ces divers types d'écriture est recherché lors de l'élaboration de chaque numéro. Par ailleurs A L'Index travaille avec des dessinateurs et l'illustrateurs et traducteurs.

Si la revue se présente sous une forme le plus souvent anthologique, avec des rubriques récurrentes, elle consacre aussi à intervalles réguliers des numéros à un auteur qu'elle choisit. Ces numéros sont dits : "Empreintes". Depuis 2015 la revue publie également (hors abonnement) et au rythme d'un titre par an, des ouvrages de poésie en bilingue. La collection s'intitule : "Le Tire-langue". Y ont été publiés à ce jour le poète kosovar Ali Podrimja, le poète turc Özdemir Ince, la poétesse italienne Chiara de Luca, la franco-américaine Françoise Canter et le poète espagnol Miguel Casado.
 A côté de cette collection, d'autres existent : "Pour mémoire" où nous avons republié en partenariat avec les éditions Levée d'encre en 2015 "La légende du demi-siècle" d'André Laude et en 2016 "Le rêve effacé" et "La Grande Ragale" récit de l'écrivain voyageur Jean-Claude Bourlès 
ainsi que les collections 
"Les Cahiers" où, sous la direction de Jean-Marc Couvé, est paru un "Pour Soupault" en 2014.
"Les Nocturnes" où des poètes contemporains mêlent leurs voix (ouvrages écrits à quatre mains) ainsi que la collection
"Les Plaquettes"qui comme son nom l'indique se présentera de petits ensembles de poèmes ou de proses à un prix modique : 7€ port compris. Avec l'espoir de donner envie de lire des auteurs contemporains.  

Tous ces titres sont vendus hors abonnement.



La revue A L'Index et les collections satellites, ne bénéficient d'aucune aide et se diffusent par abonnement ou achat au numéro, Notre seule publicité : le bouche à oreille des lecteurs et la fidélité de ceux qui nous connaissent et nous lisent.



Les textes lui étant soumis le sont uniquement par voie informatique (revue.alindex@free.fr)


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Vous pouvez AUSSI commander ce numéro dès à présent prix unitaire (port compris) 17 euros



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Quelques réactions des participants et de lecteurs


 On en parle

A l’Index n° 34 : Patricia Castex Menier

publié le 17 septembre 2017 par Claude Vercey dans AccueilRepérage
 
 

 


Je lis cette poète depuis Flandre, la première plaquette, minuscule, ronéotée parmi les Herbes folles de la première époque du Dé bleu ; et j’ai en juin dernier rendu compte ici-même, c’était l’I.D n° 695, de son dernier livre : Soleil sonore, paru aux Ateliers Vincent Rougier. Combien en conséquence me paraît légitime qu’une revue consacre l’intégralité d’une de ses livraisons à Patricia Castex Menier ! Puis, sitôt la réalisation accomplie, et le numéro 34 d’A l’Index entre les mains, de m’étonner que personne n’en ait pris l’initiative avant Jean-Claude Tardif
A l’intérieur du livre :
« Les Mots du silence » 
de Patricia Castex Menier, 
une gravure de Marie Alloy.


Fort de ses 124 pages, les Mots du silence, - titre qui fait écho à l’assertion de Patricia Castex Menier : Ce que je sais surtout, c’est que le poème naît du silence et y retourne lorsqu’il est achevé -, suit l’ordonnancement classique pour ce genre d’ouvrage de synthèse et d’hommages : importants inédits en ouverture, puis un entretien de l’auteur avec l’animateur de la revue, des contributions admiratives et amicales enfin, de Jean-Marie Barnaud à Jean-Pierre Siméon, en passant par celles de Jeanine Baude, Jean-Claude Bologne, Danièle Le Corre, Pierre Dhainaut, Alain Freixe, Werner Lambersy, Jean Le Boël, Jeanine Salesse (oui, c’est l’ordre alphabétique qui a été choisi ) ; et je n’aurai garde d’oublier que les écrits s’accompagnent de reproductions en noir et blanc de Fusains, gravures et monotypes, dus à Marie Alloy, Jacques Bibonne et Maria Desmée.
Les poèmes sont extraits de trois ensembles inédits, dont Chroniques incertaines en prose – fait assez rare pour cette auteure, et qu’elle commentera à la suite – et Instantanés, où Patricia Castex Menier retrouve la versification qui lui est familière, où le premier vers n’est qu’un seul mot :
On 
a reposé le galet.
C’est
un regret.
Il avait 
une forme de cœur imparfait
Mais,
après tout, comme tous les cœurs.

L’entretien avec Jean-Claude Tardif est assez curieux, l’interviewée se dérobant à plusieurs reprises : Je ne sais pas répondre à la question, ou se reprenant : En ce qui me concerne, restons modeste. A ce jeu, se dessine une personnalité toute de retenue, poète par intermittence, dira-t-elle. Néanmoins, dans le feu de la parole, et en dépit du parti-pris de se garder de déclarations trop intempestives : - Bref, je n’ai pas grand chose à dire là-dessus  -, on retiendra ce passage :
Ecrire, c’est d’abord être dans l’accueil, cela passe par le regard, l’écoute, une façon de se sentir disponible au monde, à l’autre, et de recevoir ce qu’il a à nous offrir ; alors les mots arrivent, portés par l’émotion (jubilatoire ou douloureuse), certains feront long feu, d’autres subsisteront. C’est ainsi que naît le poème ; ensuite, au travail ! Au travail d’écriture, dont la part la plus importante, en tout cas je le voudrais en ce qui me concerne, consiste à utiliser le mot juste, et rien que celui-là, par respect envers ce qui a déclenché la nécessité d’écrire.

Et de conclure, en un mouvement de retrait caractéristique (en aurait-elle trop dit ?) :
En fait, je n’ai pas de grandes idées, pas d’imagination, et encore moins de théorie.

A L'INDEX publie : "La Grande Ragale" de Jean-Claude Bourlès

LA GRANDE RAGALE
de
Jean-Claude Bourlès

« … Tout a commencé vers la fin du mois de mars mille neuf cent soixante-sept, avec une lettre de l'Automobile Club de l'Ouest sollicitant l'autorisation de passage sur le territoire communal d'un rallye automobile … Comme j'avais autre chose à penser, j'ai laissé Antoine Blichon, le secrétaire de mairie répondre à ma place, et j'ai signé les yeux fermés... »
Ce qu'ignore Emmanuel Danvert, vigneron et maire de St-Léger-sur-Vineuse, c'est que cette signature donnée à la légère va bouleverser le quotidien de ce village du Val de Loire jusqu'alors réputé pour la qualité de ses vins et la sérénité de ses habitants

Né à Rennes en 1937, Jean-Claude Bourlès a publié une quinzaine d’ouvrages, romans, recueils de poésie, essais et récits de voyages, dont trois sur le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Écrivain-voyageur, ami de Jacques Lacarrière et Jean-Loup Trassard, il a également collaboré aux revues Grands Reportages, Terre Sauvage, Balades en France, Ulysse...

Vous pouvez le commander dès à présent prix unitaire (port compris) 18 euros


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jeudi 22 juin 2017

A L'INDEX n°33


Vous qui avez l'amabilité de vous rendre sur ce site, prenez le temps de lire ces lignes pour mieux nous connaître et comprendre pourquoi votre soutient nous est premier - Merci à vous !

A L'index est avant toutes choses une revue dont le premier numéro est paru en 1999.  Dans un premier temps, "prolongement papier"  des Rencontres du "Livre à Dire (1997/2012), elle poursuit, aujourd'hui encore son chemin, se voulant avant tout un espace d'écrits. Au fil des numéros, elle a vu son format, sa couverture, se modifier. Pour se présenter aujourd'hui et depuis sa 20iéme livraison sous un format plus réduit (A5) et une couverture "fixe" avec comme identité visuelle la vignette créée pour la revue par l'ami Yves Barbier.

Les vingt premiers numéros ont été imprimés par l'Imprimerie Spéciale du Soleil Natal dirigée par le poète-éditeur Michel Héroult. La mort subite et prématurée de ce dernier, en septembre, 2012 a laissé la revue orpheline et désemparée. Le tirage du numéro 20 n'ayant été livré que pour moitié, il était impératif de trouver un nouvel imprimeur. La question se posa néanmoins de la cessation de parution.
Primitivement tournée presque exclusivement vers la poésie contemporaine, la revue s'est, au fil des livraisons, ouverte à la prose (nouvelles, textes courts, textes analytiques) Aujourd'hui un équilibre entre ces divers types d'écriture est recherché lors de l'élaboration de chaque numéro. Par ailleurs A L'Index travaille avec des dessinateurs et l'illustrateurs.

Si la revue se présente sous une forme le plus souvent anthologique, avec des rubriques récurrentes, elle consacre aussi à intervalles réguliers des numéros à un auteur qu'elle choisit. Ces numéros sont dits : "Empreintes". Depuis 2015 la revue publie également (hors abonnement) et au rythme d'un titre par an, des ouvrages de poésie en bilingue. La collection s'intitule : "Le Tire-langue". Y ont été publiés à ce jour le poète kosovar Ali Podrimja, le poète turc Özdemir Ince et la poétesse italienne Chiara de Luca. Y est programmé le poète espagnol Miguel Casado.
 A côté de cette collection, d'autres existent : "Pour mémoire" où nous avons republié en partenariat avec les éditions Levée d'encre en 2015 "La légende du demi-siècle" d'André Laude et en 2016 "Le rêve effacé" récit de l'écrivain voyageur Jean-Claude Bourlès ainsi que les collections 
"Les Cahiers" où, sous la direction de Jean-Marc Couvé, est paru un "Pour Soupault" en 2014.
"Les Nocturnes" où des poètes contemporains mêlent leurs voix (ouvrages écrits à quatre mains)"Les Plaquettes"qui comme son nom l'indique se présentera de petits ensembles de poèmes ou de proses à un prix modique : 7€ port compris. Avec l'espoir de donner envie de lire des auteurs contemporains.  

Tous ces titres sont vendus hors abonnement.




La revue A L'Index et les collections satellites, ne bénéficient d'aucune aide et se diffusent par abonnement ou achat au numéro, Notre seule publicité : le bouche à oreille des lecteurs et la fidélité de ceux qui nous connaissent et nous lisent.




Les textes lui étant soumis le sont uniquement par voie informatique (revue.alindex@free.fr)



Format 21X15 - env 180 pages intérieures - 
(tirage 120 exemplaires)
prix public 17 € (port compris)

Abonnement 2 numéros 26 €

adresse: 
Revue A L'INDEX
Jean-Claude TARDIF
11, rue de Stade 
76133 Epouville
revue.alindex@free.fr

Philippe Beurel - Stéphane Bernard – Stéphen Bertrand - Henri Cachau -Raimundo Carrero – Irène Clara - Jean-Pierre Chérès - Claire Dumay - André Duprat - Graham Fulton - Emmanuel Golfin – Laurent Grison -Antoine Houlou-Garcia - Patrick Joquel – A. Kadir Paksoy - Werner Lambersy - Emmanuelle Le Cam – Yoann Lévêque - Rabiaa Marhouch – Sébastian Minaux - Robert Nash – Damien Paisant - Jeanpyer Poëls - Isabelle Rebreyend – Katia Roessel - Pierre Rosin - Roberto San Geroteo – Sire de Baradel - Line Szöllösi - François Teyssandier - Cléa Thomasset – Claude Vancour - Itamar Vieira Junior


TABLE DES MATIÈRES

Au doigt & à l’oeil par Jean-Claude Tardif
Quatre Inédits (poèmes) de Roberto San Geroteo
Celle qui se souvient & autres textes de Rabiaa Marhouch
Sumo du vent (poème) de Werner Lambersy
J.C. Pirotte … suvi de Portrait de Jean-Claude Pirotte
par Henri Cachau
L'heure et la mine – dessin de Jean-Marc Couvé
Jeu de Paumes – Petite anthologie portative
Irène Clara - Damien Paisant - Jeanpyer Poël - Line Szöllösi - Cléa Thomasset - Claude Vancour
Marche en Aubrac (texte) de Claire Dumay
Pas sans la nuit (poèmes) par Isabelle Rebreyend
Le Fruit des Saisons (poèmes en prose) de Sébastian Minaux
Poèmes de Pierre Rosin accompagnés d'un dessin de l'auteur
préface ohrid (poèmes en prose) de Katia Roessel
Poèmes à lyre : de l’ode à la mélodie par Antoine Houlou-Garcia
Un Carnage – poème(s) par Emmanuelle Le Cam
Deux poèmes inédits de Graham Fulton - traduit de l'anglais par Michelle Berranger
Notes en chemin de Philippe Beurel
Sonnets de l’obscur jardin d'Emmanuel Golfin
Le napperon et la panthère noire (nouvelle) de Raimundo Carrero - traduit du portugais (Brésil) par Stéphane Chao
Estérel de Patrick Joquel
Nos ancêtres les Gaulois – dessin de Jean-Marc Couvé
Acheminer le souffle (onze poèmes) de Yoann Lévêque
Miroirs en Mouvement (texte) de François Teyssandier
L'ivre salive du livre (poème) de Laurent Grison
L'Indien & autres poèmes de Robert Nash - traduit de l'anglais par Michelle Berranger
La nuit d'étang suivi de La partance revenue (proses & poèmes) d'André Duprat
L'Humanité par Jean-Pierre Chèrès
Les Purges (Aphorismes) de Stéphane Bernard      
Ozan/poète de A. Kadir Paksoy
L’esprit aboni des choses (nouvelle) de Itamar Vieira Junior
Pluie des mangues (poème) de Stéphen Bertrand
La queue entre les jambes – dessin de Jean-Marc Couvé
Histoire de Langue communiqué par le Sire de Baradel à Hervé Delabarre
Montrés du doigt par Jean Chatard




Né en 1947, Raimundo Carrero est l’un des écrivains brésiliens les plus primés et les plus renommés. Il est l’auteur de plus de quinze livres, principalement des romans, dont certains sont traduits en français, en espagnol, en roumain et en bulgare.

Né en 1979 à Salvador, Itamar Vieira Junior est écrivain, auteur du roman “Paraíso” (CBJE, 2008) et de nouvelles réunies dans le livre “Dias” (ed. Caramurê, 2012), lauréat du prix Arte e Cultura décerné par l’Académie des Lettres de Bahia. Sa nouvelle « Koursk » a été publiée en français sur le site des éditions de l’Abat-Jour.


Revue À l’index N°33



Nul ne peut imaginer l’obstination nécessaire aux revuistes solitaires pour proposer régulièrement de copieuses livraisons dignes d’éloges eu égard à la qualité des textes proposés. Jean-Claude Tardif fait partie de ces êtres d’exception dont la force de caractère est telle qu’elle leur permet de poursuivre leur publication « au doigt et à l’œil » comme il l’évoque dans son éditorial. Avec lui, la poésie est considérée comme un contrepoison aux toxines secrétées par notre époque improbable car « elle repulpe la chair de la langue ».
C’est ainsi que l’on retrouve au sommaire des poèmes émouvants de Werner Lambersy, poète à l’œuvre considérable. On lira aussi pour la première fois des auteurs comme Cléa Thomasset ou Damien Paisant. On attend confirmation de ces talents naissants alors qu’avec Pierre Rosin ou Emmanuelle Le Cam, on est déjà dans une poésie de la maturité où le lyrisme est maîtrisé. Notons l’étrangeté et l’originalité de Histoire de la langue communiquée par le Sire de Baradel à Hervé Delabarre (sic !). Ce genre d’écrit renouvelle et prolonge l’héritage surréaliste au-delà des clichés habituels. Et c’est enfin le grand lecteur, poète et critique qu’est Jean Chatard qui boucle ce beau numéro avec une brassée de fortes lectures. 
(À l’index N°33. 2017. 188 pages, 16 euros – revue.alindex@free.fr )


mardi 16 mai 2017

LE TIRE-LANGUE présente Miguel Casado/Pour un éloge de l'impossible

La collection "Le Tire-Langue" a pour vocation de proposer à la lecture, des ouvrages de poésie contemporaine en version bilingue. Les titres précédemment parus, sont "Le pays perdu de ma naissance" du poète kosovar de langue albanaise Ali Podrimja,  "Août 36 Dernier mois dans le ventre de ma mère" du poète turc  Özdemir Ince, "La Ronde des Rêves" de la poétesse italienne Chiara de Luca et  "Voix Liminales" de la poétesse Franco-américaine Françoise Canter


Ouvrages vendus 17 € (port compris) même coordonnée que la revue A L'INDEX

Miguel Casado est né à Valladolid en 1954, il vit à Tolède depuis 1996. Poète, traducteur, critique littéraire et essayiste, il a été traduit en allemand, anglais, arabe, néerlandais, portugais, et en français. Sa présentation critique en édition de poche (Cátedra) de Gamoneda, ainsi que celle de José-Miguel Ullán, font autorité.






El día escinde la percepción
al colorear la tierra.
Limita el dolor
con la promesa del tiempo.
Presenta lo ya vivido
como imagen de lo por vivir.

(Invernales, 1985
Le jour scinde la perception
en coloriant la terre.
Limite la douleur
avec la promesse du temps.
Présente le déjà vécu
comme l'image de ce qui est à vivre.

Bibliographie

Poésie

Invernales (Hivernales), Premio Arcipreste de Hita, Alcalá la Real, 1985. Réédition partielle de ces poèmes sous le titre : Para una Teoría del Color (Pour la théorie des couleurs), Nómadas, Gijón/Oviedo, 1995.
La Condición de pasajero (La condition du passager), Ediciones Portuguesas, Valladolid, 1986; puis Editora Regional Extremadura, Mérida, 1990.
Inventario (Inventaire), Prix Hyperion pour la poésie), Ediciones Hiperión, Madrid, 1987.
Falso Movimiento (Faux Mouvement), Cátedra/Poesía, Madrid, 1993.
La mujer automática (La femme automate), Cátedra/Poesía, Madrid, 1997.
Tienda de fieltro (Tente en feutre), DVD, Barcelone, 2004.
El sentimiento de la vista (Le sentiment de la vue), Tusquets Editores, Barcelona, 2015.

Essais et critique littéraire 

De los ojos ajenos (Dans les yeux des autres): lectures de Castille, de Léon et du Portugal, Salamanca, 1999.
Apuntes del exterior (Notes de l'extérieur), Santander, 1999.
La puerta azul (La porte Bleue): las poéticas de Aníbal Núñez, Madrid, 1999.
Del caminar sobre hielo (De marcher sur la glace), Madrid, 2001.
La poesía como pensamiento (La poésie comme la pensée), Madrid, 2003.
El vehemente, el ermitaño (Le véhément, l'ermite): Lecturas de Vicente Núñez, Málaga, 2004.
Archivos (Archives): lecturas, 1988-2003, Burgos, 2004.
Ramón del Valle-Inclán, Barcelona, 2005.
Los artículos de la polémica y otros textos sobre poesía (Articles de la polémique et autres textes sur la poésie), Madrid, 2005.
Deseo de realidad (Désir de la réalité), Oviedo, 2006.
El curso de la edad (Au fil de l'âge): lecturas de Antonio Gamoneda, Madrid, 2009.
La experiencia de lo extranjero, Ensayos sobre poesía, (L'expérience de l'étranger. Essais sur la poésie), Barcelona, 2009.
La palabra sabe (Savoir et saveur de la parole), Madrid, 2009.
Literalmente y en todos los sentidos. Desde la poesía de Roberto Bolaño (Littéralement et dans tous les sens. Dans la poésie de Roberto Bolaño), Madrid, 2015.
Ciudad de los Nómadas –Notas de una lectura de Paul Celan–“, dans le collectif Lecturas de Paul Celan, Madrid, 2017.

Traductions

Paul Verlaine, La bonne chanson, Romances sans paroles, Sagesse, Cátedra, Madrid, 1991.
Roberto San GeroteoLa parole d'un homme, Icaria Poesía, Barcelona, 1999.
Ponge, FrancisLa rage de l'expression, Icaria Poesía, Barcelone, 2006 & La rage de l'expression, La fabrique du pré, Le parti pris des choses, Galaxia Gutenberg, Barcelone, 2006.
Arthur Rimbaud, Obra poética (œuvre poétique), DVD, Barcelone, 2007.
Bernard Noël, Le reste du voyage et autres poèmes (avec Olvido García Valdés); Journal du Regard, Madrid, 2014.

Mais aussi: Essais de Baudelaire, Mallarmé, Valéry dans Poe, Baudelaire, Mallarmé, Valéry, Eliot : Matemática Tiniebla (Ténèbre Mathématique). Genealogía de la poesía moderna (Généalogie de la poésie moderne), Barcelone, 2010.

En préparation: Gastão Cruz, A moeda do tempo, traduit du portugais.


jeudi 11 mai 2017

LE TIRE-LANGUE présente Françoise Canter /Voix Liminales

La collection "Le Tire-Langue" a pour vocation de proposer à la lecture, des ouvrages de poésie contemporaine en version bilingue. Les titres précédemment parus, sont "Le pays perdu de ma naissance" du poète kosovar de langue albanaise Ali Podrimja,  "Août 36 Dernier mois dans le ventre de ma mère" du poète turc  Özdemir Ince et "La Ronde des Rêves" de la poétesse italienne Chiara de Luca



Ouvrages vendus 15 € (port compris) même coordonnée que la revue A L'INDEX


Françoise Besnard Canter est née le 12 mai 1959 à Paris. Elle a immigré aux États Unis, en 1989. Elle a habité à San Diego en Californie où elle a étudié l’anglais et enseigné le français et la littérature. Elle est l'auteure d'une thèse de doctorat sur l’OULIPO et ses plagiaires par anticipation de la Renaissance (Les Grands Rhétoriqueurs, Rabelais et Tabourot des Accords). En 1996, avec sa famille, elle quitte San Diego pour emménager à Seattle où elle enseigne le français et la littérature comparée à The Northwest School. Depuis quelques années elle anime également un séminaire en anglais sur l’utopie, l’exil et la traduction. Françoise écrit des poèmes en français et en anglais qu’elle traduit souvent elle-même. Aujourd’hui, elle se remet à l’espagnol. Depuis 1989 elle fait tous les ans le voyage en France. Les voix Liminales / Liminal voices témoigne de ce va et vient entre deux langues, deux cultures, deux pays. Ce recueil donne voix à cette pensée, par essence poétique, qui se crée entre les langues.



San Geronimo translates

for San Geronimo, patron of translators, and for all the translators of the world

San Geronimo translates,
right hand resting on a round stone
head bending over the books, the scattered papers, the feather and the ink.
Eyes, then, open and close over the vastness of the endeavor.
An open book is sitting on a skull:
death is present, on the desk, by the eyeglasses.
A simple cloth is wrapped around the lean body:
the muscles are tensed, the veins are visible.
He holds a crucifix in his left hand and slides it softly
in the crook of his arm, as if
to rock it,
with all the hope and tenderness in the world.

This poem was inspired by the painting of Sebastián de Llanos Valdés «San Jerónimo Penitente en sus estudios » (Museum of Fine Arts in Seville)





Saint Jérôme traduit

à Saint Jérôme patron des traducteurs et à tous les traducteurs du monde

Saint Jérôme traduit,
la main droite s’appuie sur la pierre ronde
la tête se penche sur les livres, les feuilles éparses, la plume et l’encrier
les yeux alors s’ouvrent et se ferment sur l’immensité de la tâche.
Un livre ouvert est posé sur un crâne :
la mort est là, sur le bureau, près des lunettes.
Le corps sec est presque nu, un simple tissu entoure les hanches :
les muscles sont tendus, les veines sont visibles.
Il tient un crucifix dans sa main gauche et le fait glisser doucement
au creux de son bras, comme
pour le bercer,
avec tout l’espoir et toute la tendresse du monde.



Ce poème s’inspire de la peinture de Sebastián de Llanos Valdés «San Jerónimo Penitente en sus estudio » (musée des Beaux-Arts de Séville)






On en parle - les lecteurs réagissent

Je n'ai encore que survolé le poète espagnol (voler un poète n'est pas charitable, mais le survoler...),
par contre, ai dévoré Canter - vraiment, une belle "voix" ! [ton catalogue s'allonge de belle façon]
Me touchent ces êtres qui ne se contentent d'être "nés quelque part", pour citer Brassens !
Vu mon propre parcours (à contre cours), Françoise Canter suscite moult échos z' en moi.
Et tu me sais assez pour imaginer que le mélange des langues, des genres, des gens me botte !
Seul regret : le poème "épilogue", en espagnol, n'est traduit - or, je parle cette langue
comme une vache franco-belge !